
Les tensions sur le marché du travail en 2025
Selon l’étude de la Dares, les difficultés de recrutement ont nettement diminué en 2025 et atteignent leur niveau le plus bas depuis 2017, hors crise sanitaire.
Cette évolution s’explique avant tout par un ralentissement du marché du travail : l’emploi salarié recule de 0,2 %, les recrutements en CDI de 5 % et les projets d’embauche de 9,5 %, tandis que le nombre de demandeurs d’emploi augmente de 1,9 %.
Les tensions de recrutement poursuivent ainsi leur recul : 53 % des métiers sont encore considérés comme en forte ou très forte tension, contre 64 % en 2024. Cette baisse concerne la plupart des secteurs, notamment l’industrie, l’électricité, la maintenance et le bâtiment.
Malgré cette amélioration, certains métiers restent particulièrement difficiles à pourvoir, notamment dans l’industrie, le BTP et la santé. Les employeurs peinent toujours à recruter des techniciens qualifiés, des médecins ou encore des dentistes.
Pour la Dares, la baisse des tensions reflète surtout un recul des besoins de recrutement des entreprises. Les pénuries de main-d’œuvre persistent dans plusieurs secteurs stratégiques de l’économie française.
